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Fonctionnaire retraité, quels avantages par rapport au public ?

Entre sécurité de l’emploi et florilège de privilèges sociaux, l’agent de la fonction publique a de quoi faire saliver son homologue du privé. Quand sonne l’heure de la retraite, la question est de savoir si ces avantages se maintiennent.

Un mode de calcul plus avantageux

Le mode de calcul de la pension constitue la plus grande différence constatée entre le régime du secteur privé et celui de la fonction publique. Vous pouvez en obtenir la confirmation sur le site Senior Magazine, à travers ses dossiers sur la retraite et les pensions. Les fonctionnaires retraités voient ainsi les 6 derniers mois de leur activité comme base de calcul. En soulignant toutefois que les indemnités et les primes n’entrent pas en ligne de compte dans la formule. Les personnes en cessation d’activité professionnelle du privé, elles, tablent sur les 25 années actives où elles ont perçu les meilleurs salaires. Sur ces bases, il est vrai que le fonctionnaire retraité perçoit environ 35% de plus que l’ancien salarié du privé.

D’un autre côté, aucun plafonnement de ressources n’est appliqué pour qu’un fonctionnaire accède à la pension de réversion, à laquelle il a droit en cas de décès de son/sa conjoint(e). Son homologue ayant travaillé dans le privé devra justifier que ses ressources n’excèdent pas les 1 500 euros pour voir cette réversion effectuée.

Quid des catégories actives

Des facteurs disparates doivent encore être confrontés pour établir si le fonctionnaire retraité est aussi privilégié que les idées reçues le feraient croire. Il existe, toutefois, des professions de l’administration publique qui sont réellement avantagées, par rapport à d’autres, en termes de retraite. Il s’agit des catégories dites « actives ». Définies par arrêtés ministériels, ce sont des fonctions, dont l’exercice occasionne des fatigues exceptionnelles ou présente des risques particuliers.

Sages-femmes, sapeurs-pompiers, puéricultrices en pédiatrie, pour citer quelques exemples, accèdent ainsi à quelques privilèges spécifiques, au moment de la retraite. Des départs à la retraite, dès l’âge de 52 ans, sont ainsi envisageables chez les surveillants pénitentiaires et les contrôleurs aériens. La condition est d’avoir effectué respectivement 27 ans et 17 ans de service. Depuis 2011, la majorité des emplois de la catégorie active peuvent prétendre à un départ à la retraite, à partir de 57 ans. De plus, certaines catégories ont droit à des majorations et bonifications pour la retraite.

Quelques points d’avantages supplémentaires

Toutes catégories d’emploi confondu, la fonction publique donne droit à quelques autres « plus », au moment de jouir de sa retraite. Ainsi, les règles appliquées par l’administration publique font que l’on y assiste à une plus forte augmentation de la pension avec l’âge que dans le privé. Un agent de ce secteur qui arrête son activité à 67 ans – au lieu de 62 – gagne entre 17% et 21% de plus. Cette majoration atteint les 26% à 28% chez un fonctionnaire. Certaines exceptions, comme les familles nombreuses, sont enfin traitées différemment dans le calcul des pensions chez les fonctionnaires. Ceux-ci voient leurs majorations augmentées, au-delà du troisième enfant, quand elles restent de 10% pour le salarié du privé.