Assurance à 100 % sur une tête et 0 % sur l’autre

Assurance crédit

Si l’assurance emprunteur est obligatoire, il y a toute de même des possibilités de la répartir différemment en fonction des besoins et des situations. Mais comment savoir quelle configuration choisir. Est-ce que l’assurance à 100 % sur une tête et 0 % sur l’autre est une démarche réalisable et intéressante ? On fait le point.

Assurance emprunteur, pourquoi et dans quels cas ?

Les banques exigent qu’une assurance emprunteur soit adossée à un crédit immobilier. Il y a aujourd’hui de nombreux organismes qui en proposent et la concurrence permet de trouver des offres plutôt attractives, bien plus depuis la libéralisation des assurances emprunteur au début des années 2010. L’assurance emprunteur va couvrir les sommes dues par l’emprunteur dans le cadre d’un décès ou d’une PTIA, c’est-à-dire d’une Perte Totale et Irreversible d’Autonomie. L’assurance emprunteur peut couvrir, de façon optionnelle, l’ITT, l’Interruption Temporaire de Travail ou encore la perte d’emploi.

Ce que la banque attend de l’assurance emprunteur ?

La banque souhaite que le contrat d’assurance emprunteur, celui qu’elle vous propose ou celui que vous signez autre part, couvre à 100 %. Cela signifie que l’assurance couvre la banque pour le décès et la perte totale et irréversible d’autonomie. Ce besoin d’une couverture à 100 % de la banque est un minima et ouvre donc la voie à diverses solutions. Si chacun des co-emprunteurs couvre 100 % des besoins, on parle alors d’une couverture à 200 %. Mais il est tout à fait possible aussi d’être couvert à 100 % en mettant toute l’assurance sur une tête, et 0 % sur l’autre. Ce montage signifie que le décès et la PTIA est couverte pour l’une au moins des personnes constituant les co-emprunteurs, un couple généralement.

Cette solution peut être choisie dans différentes situations. C’est le cas par exemple lorsque l’un des deux co-emprunteurs a des difficultés à trouver des tarifs compétitifs au niveau de l’assurance. C’est le cas dans le cadre d’une personne malade, ou qui a été malade par exemple et avec laquelle les assurances ne sont pas confiantes. Cela peut correspondre aussi à la diversification des revenus du ménage. Si l’un des deux conjoints gagne tous les revenus du couple et l’autre non, l’un peut payer toute l’assurance et non l’autre. Pour la banque peu importe tant qu’elle a sa couverture à 100 %.

Les différentes formules d’assurance emprunteur, choix et conséquence

Lorsque l’on met toute l’assurance à 100 % sur une tête et 0 % sur l’autre tête, seul l’un des deux est couvert par l’assurance. Ainsi, si la personne à 0 % décède, la personne restant aura à sa charge la totalité de l’emprunt immobilier puisqu’il a 100 % de l’assurance sur sa tête. Même dans le cas d’une personne sans revenus on est face à une situation compliquée, car il y a dans cette situation une perte de revenu sur le moyen ou long terme (difficultés personnelles, gestion du foyer à la place de la personne disparue par exemple). Ainsi, il est toujours compliqué d’assumer un 100 % sur une tête et 0 % sur l’autre tête lorsqu’un drame survient, même si cela reste possible aux yeux de la banque. L’idée est de s’approcher autant que possible de la répartition des revenus du couple. Si chacun gagner à peu près le même salaire, un partage à 50 % est la solution la plus cohérente pour limiter le coût de l’assurance emprunteur tout en se donnant malgré tout les moyens d’être couvert à 100 %. La situation idéale reste celle d’une couverture à 200 %, c’est-à-dire celle où chacun couvre l’entièreté de sa part de l’assurance emprunteur. La valeur totale payée est plus chère, mais permet aussi une meilleure couverture.

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Megan MARTINS

Megan MARTINS

Rédactrice web depuis 4 ans, je vous propose des contenu d'expertises en rapport avec différentes thématiques utiles pour la vie de tous les jours, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels.

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